Cie Breaked
Faute qui n’en n’est pas une, anglicisme râté du mot “cassé” : Breaked, est à prononcer [brékeudh] avec un bel accent belge. Derrière ce nom se dévoilent les valeurs de la compagnie fondée en 2018 par Suzon Gheur. Pourquoi, dans le cirque aussi, ne pourrait-on pas rompre avec la norme et les clichés? Avec ses spectacles, la compagnie raconte des histoires où l’inventivité et la franchise servent la puissance de la performance. Du cirque alternatif qui balaie les stéréotypes pour créer des occasions nouvelles.
Breaked est une compagnie qui, en se jouant des codes, rappelle que le corps est un vecteur de possibilités sans limites où toustes peuvent se retrouver.
Le travail se base sur des qualités telles que l’espièglerie, la joie, l’authenticté, le cru et le juste – toujours en essayant de rester fidèle à son soi intérieur.
Ayant trouvé sa voix dans le cirque grâce à un projet mélangeant le hip hop et le cirque, une manière de bouger sur son agrès (le trapèze) différente de la sensualité ambiante de l’aérien, un équilibre entre poésie et force brutale trop riche et inspirant pour ne pas devenir son moteur. Elle essaye de travailler pour l’ergonomie et la fluidité plutôt que la force et l’esthétique. Elle essaye aussi de questionner la collectivité et la société comme étant le vrai et le normal, et tient plutôt à montrer une diversité de chemins pour inspirer les spectateurices à être elleux-même sans jugement.
L’enjeu n’est pas d’être moralisateur mais plutôt de mettre la pensée en mouvement.

L’Équipe

Suzon Gheur
– Fondatrice

A l’âge de six ans, elle découvre le cirque en allant voir son premier spectacle – et ne s’en remettra visiblement jamais. A douze ans, sa sœur la traîne dans un cours de tissus aériens (une affaire de famille, donc !), dès lors, elle ne cessera de dévorer les différentes pratiques du cirque jusqu’à ses 18 ans.
En 2012, grâce à un master en éducation physique, Suzon apprend tous les secrets de la science du mouvement. C’est donc par l’art, puis la manière qu’elle décroche son certificat de professeure de cirque à l’École de Cirque de Bruxelles en 2013.
Son truc à elle, c’est d’être dans les airs : on pourrait presque dire qu’elle passe moins de temps sur terre que dans le ciel : tout au long de ses formations, Suzon voyage, passant par la découverte de la danse verticale (Irlande), le programme ProTrack au New England Center for Circus Art (Vermont) avec la Roue Cyr et le Trapèze, et par la Formación Profesional En Artes Circenses de Carampa en Trapèze et Bascule (Madrid).
Aujourd’hui, Suzon interprète des numéros pour diverses compagnies et met en scène ses propres spectacles.
Caroline Arter
– Collaboratrice

Ses critères : trouver un sport avec plus de copaines, plus de bienveillance, et surtout, pas de compétition.
C’est sous un chapiteau jaune et bleu que l’aventure commence. De plus en plus d’heures de cirque qui s’ajoutent, puis tout son temps libre y est dédié… Mais ce sont les tournées en itinérance pendant 4 étés qui finissent par la convaincre qu’on ne peut rêver mieux comme métier.
S’ensuit alors une formation professionnelle dans les Arts du Cirque au Théâtre-Cirqule, puis un départ pour Bruxelles, pour explorer plus intensément la danse contemporaine et le mouvement.
Des expériences en itinérance sous chapiteau avec des chevaux (cie Equinote), sans (Gommette et Gabatcho), en salle (Witches), des créations de numéros en solo ou en duo (festival en l’air, bethleem, cabarets), de la gérance de lieu (Argonne, Le Lac), du travail pédagogique (Formation pédagogique de Bxl, ECBW), de l’entraînement et de nouveaux projets, c’est ce qui occupe maintenant son quotidien.
Marie Ide
– Collaboratrice

Elle oublie cette joie créatrice et ne rencontre le cirque que bien plus tard, par hasard, pendant sa formation d’instit. Ce fut comme une évidence pour elle d’en faire sa vie ! Elle termine donc son bac pour courir à l’Ecole de Cirque de Bruxelles, suivre la Formation Pédagogique et commencer son parcours artistique.
C’est avec le trapèze qu’elle vit sa plus belle histoire.
Après diverses formations ; Expression corporelle (Institut de rythmique Jaques Dalcroze), Carampa (Formación Profesional En Artes Circenses de Carampa – Madrid), Théâtre (Michael Chekhov – Bruxelles), elle décide enfin de les mettre à profit afin de créer des spectacles.
Marie aime l’absurde et l’autodérision. Elle est fascinée par les corps en mouvement qui racontent, parfois malgré eux… Elle aime la fragilité qui réside au sein des humains, ses contradictions qui en font toute la richesse. Sur scène, elle aime les choses simples, la poésie, les mouvements empreints de sens et les scénographies mettant en scène les objets du quotidien.
Rien Sans Elleux
Le chemin jusqu’à la création d’une compagnie est long, et parsemé d’embûches.
Cie Breaked n’aurait probablement jamais vu le jour sans ces partenaires si particuliers:
- Chantal McCormick, Fidget Feet
- Kathryn Cooley
- Biel Jorda – C.IN.E
- Irish Street Arts Circus and Spectacle Network (ISACS)
- Aires Libres
- Toustes les artistes généreureuses de conseils.
- Toutes les personnes qui lui ont enseigné l’art de bouger.
– petit mot de Suzon:
Ceci est le site internet de ma compagnie, une vitrine à sa-ma-notre gloire, et cela me rend mal à l’aise.
Naviguer le monde actuel de la vitrine éphémère peut créer, si l’on s’y compare, de vraies angoisses et sentiments de mal-être. Surtout pour les personnes créatrices, sensibles et victimes du syndrome de l’imposteurice.
La communication se doit d’être positive et inspirante, mais où est la place pour parler du vrai chemin de la vie avec ses hauts ET ses bas? Comment se vendre, sans pour autant nourrir cette illusion du parfait facile, tout en donnant envie?
Ceci est mon site internet et je reste un être humain qui a des insomnies, d’énormes difficultés à garder une routine saine d’entraînement, une peur énorme des autres et de leurs jugements, tout en étant affamée de leurs reconnaissances.
L’entièreté des textes ont été écrits sans l’aide d’intelligences artificielles.